Exploiter les connaissances des enfants sur les relations entre les mots afin d'améliorer l'orthographe au Québec francophone : étude expérimentale et d'intervention



Dans notre société actuelle, être capable de lire et d'écrire est indispensable à la réussite personnelle et professionnelle.

Un des éléments clés de la maîtrise de la langue écrite est la capacité d'orthographier les mots correctement. La maîtrise du français écrit a diminué chez les élèves québécois ces dernières années, et en particulier leurs habiletés en orthographe (Jalbert, 2007). Les études conduites dans le domaine de l'orthographe ont mis en évidence une relation entre la capacité à reconnaître les relations morphologiques entre les mots, comme candidat et candidature, et leur capacité à orthographier ces mots (Sénéchal, 2000). Le but de ce projet était d'étudier la connaissance qu'ont les enfants québécois des relations morphologiques entre les mots et le lien qui peut être établi avec la maîtrise de l'orthographe au début de leur cheminement scolaire.

L'information obtenue peut servir à développer des outils didactiques plus efficaces qui aideront à maîtriser la langue écrite.

Plus précisément, l'équipe a mesuré la compréhension de la composition des mots chez des élèves de 3e à 5e année. En sessions de suivi, nous avons travaillé avec les élèves afin de développer leurs connaissances morphologiques. Cette intervention a eu lieu à l'école pendant une heure, une fois par semaine. Après dix semaines de notre intervention, les habiletés des enfants en français étaient évaluées afin d'en mesurer l'impact. Les résultats ont démontré que l'enseignement explicite des relations morphologiques entre les mots permet d'améliorer les habiletés d'orthographe. En plus, cet entrainement était efficaces pour tous les enfants, soient allophones ou francophones, garçons ou filles, de 3e ou 5e année. Même les enfants les plus faibles en orthographe au début se sont améliorés après l'intervention morphologique.

La principale retombée de ce projet est que l'information obtenue peut servir à développer des outils didactiques plus efficaces qui aideront les enfants à maîtriser la langue écrite.

Chercheure principale

Laura Gonnerman, Université McGill

Résumé

Rapport de recherche

Annexe

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : septembre 2015