Étudiante-chercheure étoile Novembre 2013



Catherine Huart

Étudiant au doctorat en sociologie
UQAM


Publication primée : La signification politique de la violence délictueuse. Le cas du Mexique sous Felipe Calderon

Publiée dans : Éditions du CIDIHCA, Montréal, 2013
 

Résumé

« La plupart des écrits qui abordent la question de la violence associée aux délits au Mexique proposent généralement des analyses s'appuyant sur la comptabilisation des crimes liés au narcotrafic. Dans ce livre, je tente de montrer que depuis la présidence de Felipe Calderón et la militarisation sans précédent du pays, les effets de cette quantification de la violence reposent avant tout sur le récit d'une guerre livrée contre la délinquance organisée afin de "sauver la nation". Les stratégies présentes dans un tel discours cherchent alors à conférer une légitimité aux interventions militaires en instaurant l'urgence et en définissant l'ennemi. De plus, je recours à l'analyse de récits circulant parallèlement au discours gouvernemental, démontrant non seulement que l'identification de l'ennemi ne fait pas consensus, mais également que la signification de la violence devient un enjeu politique central. »

Depuis quelques années, parallèlement aux interventions militaires menées face au narcotrafic, plusieurs organisations sociales, politiques et communautaires dénoncent une certaine forme de criminalisation de la protestation sociale ainsi que de certains cultes associés à la religiosité populaire. Dans un tel contexte, l'étude de Catherine Huart permet de mieux comprendre les stratégies discursives cherchant à légitimer et valider le discours gouvernemental mexicain. En relevant les énoncés idéologiques présents dans ce discours, on peut alors mieux cerner ses effets politiques qui ont des impacts considérables sur la participation citoyenne et la diversité religieuse au Mexique.