Étudiant-chercheur étoile Août 2013



Maxime Morin

Étudiant au doctorat en histoire
Université Laval


Publication primée : Le traité de Dummer et la résolution des conflits anglo-amérindiens au XVIIIe siècle

Publiée dans : Presses universitaires du Septentrion, 2012, p. 95-108
 

Résumé

« Mon chapitre met en lumière les rouages du processus de résolution des conflits entre Européens et Amérindiens à l'époque coloniale. En effet, à travers le cas de figure d'un traité d'alliance – le traité de Dummer – qui est signé, ratifié ou renouvelé à quinze occasions entre 1725 et 1754, j'y explique comment la pratique du traité écrit dans l'Amérique du Nord coloniale se greffe aux rituels diplomatiques déjà en usage chez les Amérindiens. En outre, je signale que ce traité porte en lui un malentendu au sujet du statut des Amérindiens au sein de l'alliance qui les lie à la couronne britannique. Alors que l'usage répété du traité Dummer s'inscrit dans une logique amérindienne de renouvellement des alliances, les Britanniques le conçoivent plutôt comme une preuve de l'assujettissement des Amérindiens au roi de Grande-Bretagne. »

Cette étude met en évidence divers malentendus liés à l'utilisation des traités, notamment au sujet du statut des Amérindiens dans leur alliance à la couronne britannique. Comprendre le processus de résolution des conflits anglo-amérindiens à l'époque coloniale, et plus précisément la pratique du traité, reste un enjeu d'actualité puisque les revendications autochtones au Canada sont souvent basées sur différentes interprétations des traités d'alliances conclus durant cette période, comme en font foi les revendications micmaques qui ont découlé du traité Dummer au 20e siècle. En permettant une meilleure compréhension de la signification d'un tel traité d'alliance, les travaux de Maxime Morin contribuent à clarifier les interprétations historiennes et juridiques émises au sujet du fondement des revendications politiques autochtones passées, actuelles et futures.