Étude longitudinale de l'influence des symptômes dépressifs et de l'expérience scolaire sur le décrochage chez les adolescents



La présente thèse aborde la problématique de la relation entre la dépression et le décrochage scolaire chez les adolescents.

Le premier article s'intéresse aux élèves à risque de décrochage au début du secondaire. Il vise à étudier la relation entre la dépression en sixième année et le risque de décrochage scolaire chez des élèves de première secondaire, ainsi que les facteurs scolaires médiateurs de cette relation, pendant la transition primaire-secondaire.

Les élèves dépressifs forment un sous-groupe d'élèves à risque de décrochage.

Les résultats indiquent que les élèves qui vivent une intensité élevée de symptômes dépressifs en sixième année sont plus susceptibles de se retrouver à risque de décrochage en première secondaire. De plus, les résultats suggèrent une relation de réciprocité entre l'attitude négative envers l'école et les symptômes dépressifs chez les garçons.

Également, les résultats montrent que les variables scolaires agissent comme médiateurs dans la relation entre la dépression en sixième année et le risque de décrochage en première secondaire. En effet, chez les élèves présentant une intensité élevée de symptômes dépressifs en sixième année, l'attitude négative envers l'école et l'enseignant, ainsi que le rendement scolaire influencent le risque de décrochage scolaire en première secondaire.

Le deuxième article examine l'évolution des symptômes dépressifs chez les élèves décrocheurs et les persévérants au secondaire, en plus des variables qui permettent de distinguer la trajectoire scolaire des élèves dépressifs décrocheurs et persévérants. On observe une diminution du rendement chez l'ensemble des élèves dépressifs, mais les décrocheurs dépressifs maintiennent une moyenne plus faible que les persévérants tout au long du secondaire.

Les résultats confirment l'existence d'une relation entre la dépression et le risque de décrochage. Ils indiquent que les élèves dépressifs forment un sous-groupe d'élèves à risque de décrochage et que ceux-ci devraient pouvoir bénéficier des programmes visant à prévenir le décrochage scolaire.

Aussi, ces résultats appuient l'idée que le décrochage est un processus qui débute tôt dans le cheminement scolaire des élèves et qu'il faut intervenir dès le début du secondaire.

Chercheure principale

Marie-Ève Gagné, Université du Québec à Montréal

Thèse

Appel de propositions

Dépôt de la thèse : juin 2012