Du consentement volontaire au consentement visuel



Le consentement des participants s'inscrit au cœur de l'éthique de la recherche. Toutefois, dans certains contextes, le formulaire traditionnel que les participants sont appelés à signer ne constitue pas une forme de consentement acceptable. C'est notamment le cas lorsque les participants à une recherche sont des enfants ou des personnes vulnérables.

Jennifer Thompson, candidate au doctorat à la Faculté de l'éducation de l'Université McGill, a profité d'un stage au Cameroun pour contribuer à l'avancement de l'éthique en recherche. Elle a notamment exploré les formes que pourraient prendre des formulaires de consentement visuel, c'est-à-dire élaborés avec des images.

Tout cela lui a permis de développer des outils visuels pour faciliter le consentement éclairé des participants.

Le stage était supervisé par Dr Shende Kometa, de l'Université de Bamenda, et effectué en collaboration avec Dr Mónica Ruiz-Casares, de l'Université McGill. Jennifer Thompson a dirigé des ateliers avec des enfants de 11-12 ans et de 15-16 ans dans des écoles de Buéa et de Bamenda.

Les enfants devaient produire eux-mêmes des photographies illustrant les concepts que l'on trouve dans les formulaires de consentement, tels les objectifs de la recherche et son déroulement, les risques et les bénéfices pour les participants, la participation volontaire et la confidentialité. Les résultats étaient par la suite discutés en groupe. Jennifer Thompson a aussi offert des ateliers à des chercheurs et à des étudiants des universités de Buéa et de Bamenda.

Tout cela lui a permis d'évaluer les difficultés éthiques qui se posent dans un contexte comme celui du Cameroun, et de développer des outils visuels pour faciliter le consentement éclairé des participants, notamment les enfants et les personnes vulnérables.