Difficultés de comportement, adaptation scolaire et parcours dans les services



Les difficultés de comportement des élèves qui reçoivent des services complémentaires dès l'école primaire sont reconnues pour leur risque élevé de persistance et pour leurs conséquences négatives à court et à long terme, incluant les difficultés d'apprentissage, un faible taux d'intégration en classe ordinaire, le décrochage scolaire et les problèmes d'insertion sur le marché du travail.

Si la stabilité de ces difficultés témoigne du succès mitigé des interventions réalisées en milieu scolaire, il est clair aussi qu'en dépit de difficultés comportementales au primaire, des élèves parviendront à une adaptation scolaire et socioprofessionnelle comparable à celle des élèves ordinaires.

L'étude essaie d'identifier les facteurs liés à l'adaptation variable des élèves en difficulté.

Afin d'identifier des facteurs liés à l'adaptation variable des élèves en difficulté de comportement et de dégager des pistes pour différencier l'intervention, cette étude s'est intéressée à la contribution individuelle et interactive de trois importants facteurs de persistance de ces difficultés : leur sévérité, la cooccurrence d'un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) et celle de traits antisociaux.

Le principal objectif de l'étude est de déterminer jusqu'à quel point ces facteurs contribuent à identifier des sous-groupes d'élèves distincts par leur trajectoire évolutive, leurs caractéristiques cognitives, sociales et familiales et leur adaptation scolaire et socioprofessionnelle. Ce faisant, l'étude vise également à décrire la nature des difficultés de comportement détectées au primaire chez les garçons et les filles et d'examiner les services  scolaires, éventuellement sociaux, reçus par ces élèves en relation avec l'évolution de leurs difficultés.

Le principal résultat obtenu est la mise en évidence de trois sous-groupes comparables au niveau de l'âge et de la proportion de garçons et de filles, mais distincts quant à l'évolution des problèmes. L'intensité du suivi est sensiblement la même, bien qu'ils se distinguent de manière importante par l'ampleur des problèmes. En outre, dans les trois groupes, la proportion d'élèves qui sont suivis diminue substantiellement à la fin de l'étude, alors que les difficultés de comportement tendent à augmenter ou à devenir stables. Ce résultat suggère l'importance de maintenir ou d'accentuer les suivis au secondaire.

Chercheure principale

Michèle Déry, Université de Sherbrooke

Rapport de recherche

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : novembre 2007