Couple et jeu de hasard



Un nombre grandissant d'études portent sur la relation entre le fonctionnement conjugal et diverses psychopathologies, notamment la dépression, les troubles anxieux et l'alcoolisme.

La thérapie conjugale peut contribuer au traitement de diverses dépendances et peut aussi contribuer à la prévention de la rechute. Le jeu pathologique partage plusieurs similarités avec les dépendances et pourtant son impact sur le fonctionnement conjugal a été peu étudié. Toutefois, cela s'avère pertinent pour élaborer un traitement pour le jeu pathologique qui se préoccupe de la dimension conjugale.

Ce projet s'intéresse au lien entre le jeu pathologique et la vie conjugale et sexuelle.

Ce projet de recherche s'intéresse particulièrement au lien entre le jeu pathologique et la vie conjugale et sexuelle. Il vise essentiellement à identifier si les joueurs et leur partenaire ont une moins bonne évaluation que les non joueurs et leur partenaire au niveau de l'ajustement dyadique, de la communication interpersonnelle, des croyances relationnelles, du fonctionnement sexuel, de l'anxiété, de la dépression, de la détresse psychologique et de la consommation d'alcool. De plus, il s'intéresse à identifier si les joueurs âgés de 55 ans et plus et leur partenaire ont un moins bon score que les joueurs de 18 à 54 ans et leur partenaire pour ces mêmes variables. Au total, 115 couples hétérosexuels ont été recrutés, dont 40 non-joueurs et 75 dont un des partenaires présente un problème de jeu pathologique ou a des comportements de jeu à risque.

Les résultats montrent que les couples du groupe de joueurs pathologiques se différencient des couples du groupe de non-joueurs sur plusieurs variables conjugales. Il en ressort précisément que le groupe de joueurs a un moins bon ajustement dyadique, un moins bon fonctionnement sexuel, une moins bonne perception de leur communication et de moins bonnes croyances relationnelles que le groupe de non-joueurs. Par ailleurs, la majorité des sujets qui considèrent avoir des problèmes conjugaux au moment de l'entrevue les attribuent au problème de jeu. Il semble aussi que suivant leur perception ce soit le problème de jeu qui cause des difficultés de couple et non pas l'inverse. Sur la base de ces résultats, il est possible d'identifier plusieurs aspects de la vie conjugale qui doivent être abordés dans un programme de thérapie conjugale pour le jeu pathologique.

Chercheur principal

Gilles Trudel, Université du Québec à Montréal

Rapport de recherche

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : novembre 2008