Comprendre les premières grandes migrations



L'époque du pléistocène a débuté il y a 2,6 millions d'années pour se terminer assez « récemment », c'est-à-dire il y a environ 10 000 ans. Au cours de cette période, les hominidés se sont dispersés, quittant l'Afrique pour l'Europe et l'Asie. Au pléistocène récent, ces mouvements de population ont mené à la répartition globale de notre espèce, l'Homo sapiens, et à la disparition des Néandertaliens. On connaît encore mal les mécanismes évolutifs qui ont influencé ces grandes migrations. Pour éclaircir ce mystère, il faut créer des modèles informatiques de plus en plus fins qui soient capables de prendre en compte un nombre impressionnant de facteurs. 

Le Groupe de recherche sur la dispersion des hominidés, dirigé par Ariane Burke de l'Université de Montréal, explore les conditions climatiques, écologiques, biologiques et sociales qui ont provoqué cette dispersion. Avec le Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (France), il collabore, pour l'Europe et plus particulièrement pour la Péninsule ibérique, au développement de la toute première simulation à haute résolution qui se trouve actuellement au centre de plusieurs débats concernant la chronologie de la dispersion des humains en Europe et le processus d'extinction des Néandertaliens. Cela permettra bientôt de réaliser une analyse spatiale pour tester la corrélation entre les changements climatiques et la répartition des hominidés. 

De concert avec le Research Institute of Wildlife Ecology de l'Université de Vienne, le Groupe de recherche travaille aussi à la création d'une première simulation de la répartition spatiale de certains équidés (chevaux, ânes, etc.), laquelle servira à explorer la dynamique prédateur-proie. 

Tout ce travail a déjà mené à des publications, notamment dans Current Anthropology, et à une communication scientifique réalisée lors du Congrès sur l'évolution culturelle dans les populations spatialement structurées qui s'est tenu à Londres, en septembre 2010. Le Groupe de recherche a aussi organisé une conférence sur les reconstructions paléoenvironnementales qui a eu lieu le 30 mars 2010, à l'Université de Montréal.

Équipe

Groupe de recherche sur la dispersion des hominidés

Directrice

Ariane Burke, Université de Montréal

Membres réguliers

  • Michael Bisson, Université McGill 
  • Jeffrey Cardille, Université de Montréal 
  • André Costopoulos, Université McGill 
  • Michelle Drapeau, Université de Montréal