Analyse du système d'acteurs concernés par le transport actif des élèves des écoles primaires du Québec



La recherche part d'un constat : le déclin du transport actif dans les sociétés occidentales, corollaire d'une sédentarisation globale de nos modes de vie et d'une motorisation croissante de nos déplacements.

Les enfants qui fréquentent l'école primaire sont directement concernés par la tendance à la motorisation des déplacements : la marche vers l'école a connu une baisse très importante au cours des trente dernières années. Le déclin de la marche et du vélo n'est pas sans conséquence sur le plan environnemental, mais c'est surtout sur le plan de la santé que les bénéfices du transport actif sont ressentis.

Si l'usage régulier du transport actif a diminué, les enfants qui le pratiquent occasionnellement sont encore nombreux.

Le contexte actuel est toutefois peu favorable au transport actif. La recherche propose une analyse du système d'acteurs concernés par les déplacements scolaires au Québec, afin de comprendre le contexte dans lequel s'inscrit le transport actif, en privilégiant le point de vue des parents, qui sont les acteurs centraux. Nous avons analysé comment ils percevaient le transport actif, notamment lors des déplacements vers l'école, et comment ces déplacements s'inscrivent dans la logique des déplacements de la famille.

L'étude a permis de constater que si l'usage régulier du transport actif a diminué, les enfants qui le pratiquent occasionnellement sont encore nombreux : alors que seulement le tiers des enfants se rendent régulièrement à pied ou à vélo à l'école, un autre tiers le fait à l'occasion. Ces chiffres montrent ainsi encore un fort potentiel de transport actif chez les enfants qui fréquentent l'école primaire, malgré les évolutions récentes.

La recherche a aussi permis de mettre en évidence l'impact de l'évolution du système scolaire sur la progressive motorisation des déplacements. Les distances domicile‐-école augmentent, conséquence de nos modes d'urbanisation, mais également des changements démographiques qui ont marqué les dernières décennies.

La recherche ne visait pas tant à élaborer un programme d'action pour augmenter la pratique du transport actif, qu'à comprendre le système qui a contribué à son déclin. Toutefois, l'analyse réalisée permet d'identifier des pistes d'actions.

Chercheur principal

Paul Lewis, Université de Montréal

Rapport de recherche

Appel de propositions

Dépôt du rapport de recherche : juin 2008