À chacun son mouvement



Chaque danseur est doté d'une « signature motrice » qui lui est propre et qui révèle sa spécificité en sa qualité d'artiste (dimension expressive) et d'athlète (kinesthésie). Les technologies de capture de mouvement permettent désormais d'enregistrer et de conserver cette signature sous forme numérique.

Cette collection constitue en soi une précieuse archive d'un patrimoine chorégraphique unique.

Martine Époque et Denis Poulin, professeurs associés au Département de danse de l'UQAM et directeurs du LARTech (www.lartech.uqam.ca), ont recueilli la signature motrice de 13 danseurs québécois afin de constituer cette collection, la première de ce type au monde. Une fois recueillies, ces signatures sont exécutées à l'ordinateur par quatre interprètes virtuels sans corps qui, en l'absence de toute référence formelle aux danseurs, révèlent strictement le mouvement dansé.

Cette collection constitue en soi une précieuse archive d'un patrimoine chorégraphique unique. Elle est aussi une banque de données scientifiques sur lesquelles des chercheurs pourraient se baser pour observer et analyser le mouvement dansé afin d'en générer de nouvelles compréhensions et connaissances. Le LARTech a ainsi déjà reçu une demande d'accès à ces données de la professeure du Département de danse de l'UQAM, Nicole Harbonnier, pour son étude d'un croisement entre la Laban Movement Analysis et l'Analyse fonctionnelle du Corps dans le Mouvement Dansé, qui pourrait ouvrir de nouvelles pistes de recherche qualitative et fonctionnelle sur le mouvement dansé et humain.

La collection pourrait tout autant servir de base de données pour des chercheurs de domaines aussi divers que la chiropratique, l'ergonomie, l'ergothérapie, la kinanthropologie, la kinésiologie, l'orthopédie, la physiatrie et la physiothérapie.

Enfin, tant les danseurs en formation que les plus aguerris peuvent également bénéficier de cet outil pour développer leur perception visuelle et leurs capacités d'identification du mouvement dansé.