Mot de la directrice scientifique

Une autre année académique s'achève, de même que la période de concours qui précède l'annonce tant attendue des résultats. Je tiens à féliciter tous les récipiendaires et à remercier l'ensemble des personnes qui ont participé à l'évaluation des quelque 2 000 demandes de bourses et de subventions. Un exercice exigeant qui s'inscrit au cœur de notre environnement de recherche. Notons que grâce aux investissements du gouvernement en recherche, le FRQSC a pu augmenter la valeur des bourses accordées cette année.

Parmi les grands chantiers sur lesquels l'équipe du FRQSC s'est penchée, notons la rédaction du Plan stratégique 2018-2022 – qui a été adopté avec enthousiasme lors de la dernière séance du conseil d'administration – et l'uniformisation des règles générales communes. Au nombre des changements, mentionnons l'admissibilité à nos programmes de bourses, qui s'étend désormais à la communauté étudiante internationale qui choisit de venir étudier au Québec, et la refonte du programme Bourses pour stage en milieu de pratique, auquel se sont associés de nombreux partenaires issus de divers domaines : innovation sociale, culture, tourisme, santé, éducation, urbanisme, politique, gestion, etc.

Le dossier qui retiendra particulièrement l'attention au cours des prochaines années est celui des impacts sociétaux du numérique. Sous toutes ses formes (intelligence artificielle, mégadonnées , robotique, virtualisation, etc.), ce vaste domaine touchera à plus ou moins long terme l'ensemble des activités humaines : communication, travail, loisir, commerce, habitation, etc. Dans la foulée de l'élaboration de la Déclaration de Montréal, le scientifique en chef a prévu l'implantation d'un Observatoire international sur les impacts sociétaux de l'intelligence artificielle et du numérique, pour nous assurer que ces retombées seront prises en compte et examinées, et que des solutions seront développées. Notons que pour approfondir certaines de ces questions, les FRQSC ont coorganisé deux colloques avec la National Natural Science Foundation of China, l'un en novembre dernier sur les Villes intelligentes, l'autre en septembre prochain sur les Big Data et la gestion. Une trentaine de spécialistes québécois sont impliqués dans ces échanges avec leurs homologues chinois.

Le dossier des revues francophones dans les domaines des sciences sociales et humaines, des arts et lettres reste aussi d'actualité. De concert avec une équipe interuniversitaire, les bibliothèques, Érudit et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, le FRQSC explore la possibilité de soutenir une autre étape de la mutualisation des services reliés à leur édition et à leur publication. Je remercie toutes les personnes qui collaborent à ces travaux et qui permettent à nos revues de demeurer dynamiques et de rayonner.

En terminant, je vous souhaite, à tous et à toutes, du plaisir et du succès dans la poursuite de vos recherches.

Louise Poissant