La mobilisation des connaissances pour l'innovation sociale –
partie 1



6 octobre 2014

La mobilisation des connaissances renvoie à l'idée que les connaissances issues de la recherche ou les résultats de recherches mènent, à moyen et à long terme, à l'action (innovations technologiques, médicales, sociales sous forme de produits, de procédés, de pratiques, de politiques, etc.) et à un changement qui répond à des préoccupations, besoins ou problèmes des organismes, collectivités, milieux, de la société.

Il est un concept parapluie qui couvre plusieurs notions : coproduction ou co-construction de connaissances, transfert, diffusion, dissémination, traduction, application, valorisation, mise en valeur, échange et partage de connaissances.

Le principal objectif du colloque est d'échanger sur le rôle de la mobilisation des connaissances pour favoriser l'innovation sociale et sur les façons de la déployer tant en France, en Belgique qu'au Québec. Pour que l'innovation surgisse et s'épanouisse, quelles sont les avenues les plus fécondes en matière de mobilisation des connaissances? Compte tenu du caractère protéiforme des innovations sociales et de la diversité des acteurs et des processus impliqués dans leur mise en œuvre, quelles sont les approches les plus porteuses ou novatrices pour accélérer le partage et l'utilisation des connaissances? Si les initiatives de recherche-action se sont accrues ces dernières années de part et d'autre de l'Atlantique, quelle est la place du modèle du laboratoire vivant (living lab), une approche centrée sur les usagers, pour soutenir l'innovation et pour accroître l'utilisation des connaissances issues de la recherche? Quelle est la portée de la recherche collaborative dans une perspective où l'expérience terrain contribue à accroître la mobilisation des connaissances et des savoirs expérientiels de même que le développement de solutions « clients » dans différents domaines et secteurs de recherche? Quel est le partage des rôles entre les acteurs du système de recherche et d'innovation? Quelles sont les particularités françaises et québécoises?

  • Normand Labrie, directeur scientifique du FRQSC
  • Patrice Bourdelais, directeur de l'Institut des sciences humaines et sociales du Centre national de la recherche scientifique (France)
  • Robert Proulx, recteur de l'Université du Québec à Montréal