Une étude détaillée des facteurs de l'environnement scolaire et de la culture enseignante liés à l'identification et l'étiquetage des élèves sous la catégorie Trouble du déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH)

 

Brault, Marie-Christine

Université du Québec à Chicoutimi

 

 

Domaine : éducation, savoirs et compétences

Programme soutien à la recherche pour la relève professorale

Concours 2017-2018

Le Trouble du déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) est actuellement considéré comme le trouble mental le plus prévalent chez les enfants. Au Québec, comme ailleurs, il fait l'objet d'une grande attention médiatique, entre autres pour l'ampleur des faux-diagnostics qui y sont associés et qui représenteraient jusqu'à 50 % des cas. Cette situation constitue un problème social ayant d'importants coûts médicaux et pharmacologiques, ainsi que des conséquences à long terme pour les jeunes et la société.

L'importance du milieu scolaire et des enseignants dans l'identification et l'étiquetage des élèves sous la catégorie « TDAH » est déjà bien connue. Les comportements d'inattention, d'hyperactivité et d'impulsivité associés au TDAH sont perçus comme allant à l'encontre de l'idéal-type du bon élève, dérangent autant l'enseignement, que l'enseignant et les pairs dans la classe.

Malgré tout, peu d'études se sont intéressées au TDAH en tant qu'inégalité pouvant être créée par l'école. Un corpus d'études démontre une distribution inégale du TDAH entre établissements scolaires, toutefois les explications proposées sont rares, peu étoffées et ne tiennent pas compte de l'ensemble des éléments composant l'environnement scolaire. Afin de pallier ces lacunes, le présent projet propose d'utiliser une enquête quantitative suivie d'entretiens semi-structurés avec les enseignants du primaire pour observer la variation de la prévalence du TDAH d'une école à l'autre, puis pour expliquer cette variation en étudiant conjointement les pratiques institutionnelles et les éléments structurels des milieux scolaires. Les retombées du projet viseront l'émergence de pistes de réflexion au sujet de l'identification et de l'étiquetage du TDAH dans le contexte scolaire et éventuellement une réduction des faux-positifs.