Modélisation in vivo, basée sur une approche biomécanique, des séquelles neurobiologiques de coups portés à la tête lors de la pratique d'un sport de contacts

 

Recherche intersectorielle - Programme Audace

Concours 2018-2019

 

Composition de l'équipe:

Louis de Beaumont (Université de Montréal), responsable
Miriam Beauchamp (Université de Montréal), co-chercheuse
Jamie Near
(Université McGill), co-chercheur
Alain Ptito
(Centre universitaire de santé McGill), co-chercheur
Bora Ung
(École de technologie supérieure), co-chercheur
Éric Wagnac
(École de technologie supérieure), co-chercheur

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Secteur 1 : Sciences naturelles et génie         Secteur 2 : Sciences de la santé

 

En vidéo (5 minutes)

Jadis considérées comme un accident bénin, les commotions cérébrales, qui frappent des millions d'athlètes à travers le monde, sont aujourd'hui traitées comme un traumatisme majeur menaçant l'intégrité du cerveau. Les outils de dépistage élaborés au cours des dernières années par les cliniciens du sport et les associations sportives, basés sur l'observation de symptômes cliniques post-commotionnels s'avèrent caducs, voire même dangereux, parce qu'ils donnent un faux sentiment de sécurité et sont inefficaces pour détecter jusqu'à 30 % des cas, ceux pour lesquelles les symptômes ne se développent qu'au cours des 24 à 48 heures suivant l'accident.

Le projet propose une alternative à cette approche en misant sur des paramètres objectifs et quantifiables, plutôt que subjectifs et immatériels. Conjuguant la biomécanique du coup et l'objectivation des séquelles par neuroimagerie, l'équipe entend modéliser pour la toute première fois les dommages au cerveau engendrés par l'application de forces biomécaniques portées à la tête. Le couplage des données issues de ces secteurs de recherche représente la culmination d'une convergence d'innovations techniques : d'une part, des senseurs sans fil disposés dans le casque des athlètes permettront d'extraire avec précision les forces d'accélération appliquées au cerveau et d'autre part, l'imagerie par résonance magnétique permettra d'objectiver de subtils débalancements neurochimiques et des fuites de sang engendrés par les coups, même auprès d'athlètes n'ayant pas rapporté de symptômes de commotion cérébrale à la suite d'un impact.

Ultimement, cette modélisation, fondée sur l'intelligence artificielle, proposera une analyse objective et en temps réel, selon des paramètres de force d'accélération enregistrés à même le casque protecteur, du risque, pour un athlète, de subir des séquelles des coups reçus à la tête.

Appel de propositions