La face cachée de la prostitution : une étude des conséquences de la prostitution sur le développement et le bien-être des filles et des femmes

 

Nadine Lanctôt

Université de Sherbrooke

 

Action concertée : Conséquences physiques, psychologiques, relationnelles et sociales de la prostitution sur les filles et les femmes au Québec

Volet : Projet de recherche

Partenaire : Secrétariat à la condition féminine

Ce projet de recherche sur les conséquences de la prostitution sur les filles et les femmes s'inscrit dans le cadre d'un appel de propositions proposé par le Secrétariat à la condition féminine et par le Fonds de recherche du Québec – Société et culture. Le premier objectif est de documenter les conséquences observées et perçues de la prostitution sur le statut socioéconomique, la santé physique ainsi que sur l'adaptation psychologique, relationnelle et sociale des filles et des femmes en situation de prostitution. Le second objectif vise à identifier les besoins qui découlent de ces conséquences, de façon à proposer des pistes d'action et d'intervention pour soutenir de façon sensible et efficace les filles et les femmes en situation de prostitution. Trois approches théoriques guident notre projet, soit une approche développementale, une approche sensible aux caractéristiques des filles et des femmes et une approche positive de la réadaptation. En conformité avec l'appel de propositions, notre projet s'inscrit dans une perspective d'amélioration des pratiques et des politiques et vise ultimement à augmenter le bien-être des filles et des femmes en situation de prostitution. Dans cette optique, une recension systématique des écrits sur les conséquences de la prostitution sur les filles et les femmes et sur les meilleures pratiques à promouvoir pour soutenir le désistement de la prostitution sera d'abord effectuée. Cette documentation internationale sera ensuite bonifiée par une analyse secondaire des données issues d'une vaste étude longitudinale québécoise menée auprès d'adolescentes placées en centre de réadaptation. Au-delà de la richesse de ces données, les points de vue de filles et de femmes en situation de prostitution seront aussi considérés, de même que ceux d'intervenants qui accompagnent ces filles et ces femmes. Enfin, les données qui émaneront de notre projet seront triangulées dans le but d'obtenir une vision objective et juste, tout en appréciant et en contrastant les différents points de vue des principaux acteurs québécois concernés par les conséquences de la prostitution sur les filles et les femmes. Nos collaborateurs proviennent de divers milieux de la pratique, soit le Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire, Boscoville2000, le Service de Police de la ville de Montréal et l'Institut national de santé publique du Québec. La tenue d'un séminaire destiné à des praticiens et à des décideurs politiques est prévue dans quatre villes du Québec. Pour les acteurs des milieux de pratique, notre recherche leur permettra d'ajuster, s'il y a lieu, leurs protocoles d'évaluation et leurs plans d'intervention aux besoins des filles et des femmes impliquées dans la prostitution ou à risque de l'être. Pour les milieux décisionnels, en plus de l'ensemble de la documentation et des données qui auront été analysées pour mieux comprendre les conséquences de la prostitution, la recension des pratiques prometteuses en matière de soutien au désistement de la prostitution permettra d'identifier les ressources dont doivent disposer les filles et les femmes pour s'en sortir, et ce, de façon différenciée selon l'âge.

Appel de propositions

Pour consulter l'appel de propositions, cliquez ici.

Co-chercheurs

- Sophie Couture, Université de Montréal
- Amélie Couvrette, Université du Québec en Outaouais
- Catherine Laurier, Université de Montréal
- Geneviève Paquette, Université de Sherbrooke
- Geneviève Parent, Université de Montréal
- Mathilde Turcotte, CIUSSS de la Capitale-Nationale

Membres collaborateurs

- Ève Bérubé, Boscoville 2000
- René-André Brisebois, Centre Jeunesse de Montréal - Institut universitaire
- Josée Mensales, Service de police de la Ville de Montréal (SPVM)
- Karine Souffez, Institut national de santé publique du Québec
- Diane Veillette, Service de police de la Ville de Montréal (SPVM)

Durée du projet, montant octroyé et date de dépôt du rapport final

Le projet est d'une durée de 2 ans. Le montant total octroyé est de 203 197 $. Le rapport final est attendu pour le 8 janvier 2018.