La contribution de l'endettement de ménages aux inégalités de patrimoine au cours des années 2000 : une analyse comparative à partir des données du Luxembourg Wealth Study

 

Mathieu Lizotte

Université Laval

 

Action concertée : Pauvreté et exlusion sociale - Phase 3

Volet : Supplément de bourse

Partenaire : Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Ministère de la Santé et des Services sociaux, Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur et la Société d'habitation du Québec

Bien que l'étude des inégalités soit bien établie depuis des décennies, des événements récents, tels que la crise des subprimes de 2008, les crises de la dette publique grecque et espagnole et le débat sur les politiques d'austérité (Krugman 2012), ont renoué l'intérêt dédié au champ des inégalités socioéconomiques. L'une des retombées les plus remarquables de cet intérêt accru, notamment grâce à l'influence de l'ouvrage de Piketty (2013), a été d'éclairer une dimension importante des inégalités qui, jusqu'à présent, demeure encore peu étudiée : le patrimoine financier, c'est-à-dire la richesse accumulée et héritée. Cet intérêt accru sur les inégalités de patrimoine à la fois dans l'espace public, les institutions politiques et la recherche universitaire, offre de fructueuses possibilités de recherche et de collaboration académique. Parmi celles-ci, les conséquences de l'endettement des ménages sur les inégalités de patrimoine ressort clairement comme l'un des enjeux les plus importants à approfondir. Grâce à la méthode de décomposition du coefficient de Gini par sources d'actifs et de passifs, ce projet vise à déterminer la contribution de l'endettement des ménages sur les inégalités de patrimoine au cours des années 2000 dans une perspective comparative, laquelle inclut le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, la Suède et la Norvège. Ces pays ont été choisis parce qu'ils correspondent aux trois différents régimes d'État-providence selon la typologie d'Esping-Andersen. Afin de mener à bien cette étude, les données du Luxembourg Wealth Study (LWS), considérées comme les plus détaillées sur les finances des ménages des pays membres de l'OCDE, seront exploitées.

Appel de propositions

Pour consulter l'appel de propositions, cliquez ici.

Montant octroyé

Le montant octroyé est de 5 000 $ pour 2017-2018 en plus de la bourse régulière FRQSC.