L'impact de l'interaction entre les contraintes de crédit et la mauvaise gouvernance sur la productivité des firmes et la productivité agrégée

 

Jonathan Goyette

Université de Sherbrooke

 

Domaine : économie et emploi

Programme établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Concours 2015-2016

Les disparités de niveau et de croissance de la production par travailleur entre pays développés et pays en voie  de développement (PED) sont grandes et persistent à travers le temps (Hall et Jones, 1999; Acemoglu, 2009). Restuccia et Rogerson (2008) indiquent que le programme de recherche sur la productivité consiste désormais à identifier des distorsions spécifiques dans les PED et mesurer leur effet sur la répartition des ressources et la productivité.

Ce programme de recherche propose donc d'examiner une distorsion spécifique, soit l'interaction entre les contraintes de crédit et la mauvaise gouvernance (CC&MG). Si l'impact des contraintes de crédit et celui de la mauvaise gouvernance ont été étudiés séparément, peu d'études, hormis Ahlin et Pang (2008), se sont penchées sur l'impact de l'interaction CC&MG. Toutefois, Ahlin et Pang (2008) ne décrivent pas le mécanisme qui régit cette interaction. Or, c'est le but précis de ce projet de recherche. De plus, je propose deux solutions pour réduire l'impact de l'interaction CC&MG : la première est du type top-down et s'intéresse au choix de politiques de croissance encourageant l'innovation. La deuxième est du type bottom-up et porte sur l'impact de la microfinance sur la productivité. Au niveau méthodologique, ce projet est basé sur une modélisation structurelle d'équilibre général dynamique avec agents hétérogènes. Cette méthode prend en compte, notamment, les changements de composition dans la répartition des ressources. Finalement, la méthodologie proposée permet de quantifier les effets de l'interaction CC&MG sur la productivité en comparant les données simulées d'une économie de  référence à celles d'une économie contrefactuelle.