Intérêt situationnel vs allocentrisme dans un planétarium numérique : étude comparée de l'effet de trois interventions pédagogiques sur la compréhension du phénomène des saisons par des élèves du 3e cycle du primaire

 

Pierre Chastenay

Université du Québec à Montréal

 

Domaine : éducation

Programme établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Concours 2014-2015

Dans le Programme de formation de l'école québécoise au 3e cycle du primaire, les saisons constituent un savoir essentiel difficile à appréhender pour les élèves en raison de la forte composante spatiale de ce phénomène. La recherche en didactique des sciences a en outre démontré l'existence de nombreuses conceptions premières (la plupart erronées) à propos des saisons, ainsi que leur forte résistance à l'enseignement. Des études récentes ont démontré que le planétarium numérique, qui utilise la technologie vidéo pour offrir un point de vue allocentrique (vu depuis l'espace) sur le système Terre-Soleil, peut aider les élèves à construire un modèle mental plus proche du modèle scientifique. Mais le planétarium numérique, un lieu peu familier pour les élèves, suscite aussi un fort intérêt situationnel dont on a également montré qu'il provoque des changements conceptuels.

Pour distinguer l'effet de l'intérêt situationnel du planétarium numérique de celui dû à l'allocentrisme, nous comparerons trois traitements éducatifs équivalents à propos des saisons : un enseignement en classe utilisant un globe terrestre et une lampe (Soleil), un spectacle de planétarium géocentrique et une séance de planétarium allocentrique. La comparaison des deux séances de planétarium permettra d'isoler l'effet allocentrique, tandis que la comparaison du planétarium allocentrique et de la salle de classe permettra d'isoler l'intérêt situationnel. La comparaison se fera par le biais d'un même questionnaire quantitatif utilisé en pré- et post-test demandant aux apprenants d'appliquer leur modèle mental des saisons à des situations de la vie quotidienne.