Comprendre les problèmes de santé mentale des réfugiés GLBT au Canada : facilitateurs et obstacles à l'inclusion sociale

 

Sarilee Kahn

Université McGill

 

Domaine : personnes, communautés et vie sociale

Programme établissement de nouveaux professeurs-chercheurs

Concours 2014-2015

La présente étude qualitative vise à mieux comprendre les problèmes de santé mentale des réfugiés gais, lesbiens, bisexuels et transgenres (GLBT). Le Canada a été le premier pays à offrir le statut de réfugié à des personnes persécutées en raison de leur orientation et identité sexuelles. Dans le contexte de l'augmentation de la violence contre les personnes non conformistes sexuelles dans le monde entier, le Canada continuera de  recevoir des demandes d'asile de personnes GLBT. La recherche a montré que les réfugiés sont en général vulnérables à la dépression, à l'anxiété et à l'état de stress post-traumatique, assez gravement pour que cela  nuise à l'adaptation et à l'emploi. D'autres études ont montré que les minorités sexuelles en général sont plus susceptibles de souffrir de problèmes de santé mentale que leurs pairs hétérosexuels, et que ces problèmes peuvent favoriser la marginalisation sociale. Jusqu'à aujourd'hui, cependant, aucune étude empirique n'a encore été menée sur le lien entre l'état de réfugié et la santé mentale des minorités sexuelles.

La présente étude permettra de combler cette lacune. En nous appuyant sur des entretiens qualitatifs approfondis avec des fournisseurs de services et des réfugiés appartenant à une minorité sexuelle eux-mêmes, nous tenterons de mieux comprendre les problèmes de santé mentale et les besoins des personnes GLBT qui demandent le statut de réfugié au Canada. À terme, les résultats empiriques dégagés par notre étude pourront être utilisés dans les politiques et les pratiques pour favoriser l'inclusion sociale de la population vulnérable concernée.