Comprendre les identités métisses, reconnues et non reconnues, au Québec

 

Elizabeth Fast

Université Concordia

 

Domaine : personnes, communautés et vie sociale

Programme soutien à la recherche pour la relève professorale

Concours 2016-2017

Depuis la décision historique rendue en 2003 par la Cour suprême statuant que les Métis possèdent les droits de chasse accordés aux Autochtones en vertu de l'article 35(1) de la Loi constitutionnelle de 1982, on a observé une augmentation considérable du nombre d'études métisses menées au Canada (Adams et coll., 2013; Andersen, 2014; Lischke et McNab, 2007). Toutefois, jusqu'à maintenant, les discussions universitaires ont surtout porté sur l'aspect juridico-historique du fait métis, laissant de côté les questions d'identité personnelle et familiale. Les débats ont en outre été axés dans une large mesure sur les communautés métisses de l'ouest du Québec.

Dès lors, nous tenterons de répondre à la question suivante : comment les familles québécoises d'ascendance autochtone mixte expriment-elles et comprennent-elles leur identité ou leurs identités culturelles? La méthode utilisée sera notamment celle du récit intergénérationnel - auprès de grands-parents, de parents et d'enfants d'ascendance mixte qui s'identifient ou non comme « M(m)étis ».

Cette étude contribuera à mieux faire connaître l'histoire des peuples métis au Québec. Elle apportera en outre de nouvelles connaissances sur la présence, ou l'absence, d'une transmission intergénérationnelle des identités métisses reconnues et non reconnues, ainsi que des enseignements culturels propres aux Métis du Québec.