Réussir à l'école malgré la maladie



Le cheminement scolaire d'un élève traité pour un cancer est souvent perturbé : il se sent capable de réussir, mais les traitements médicaux et les séquelles occasionnées par la maladie peuvent modifier son parcours. 

Une équipe de recherche dirigée par Sylvie Jutras, professeure-chercheure au Département de psychologie à l'Université du Québec à Montréal, a tenté d'identifier les meilleures mesures susceptibles de soutenir le développement optimal de ces élèves.

L'équipe de recherche a identifié plus de 50 pistes d'action à suivre pour favoriser la réussite scolaire de ces jeunes.

Pour ce faire, elle a donné la parole aux personnes qui sont ou ont été directement touchées par la maladie — des enfants et des adolescents traités pour une leucémie et de jeunes adultes guéris d'un cancer qu'ils ont eu durant l'enfance — et à celles qui les soutiennent (parents et intervenants du réseau scolaire et du réseau de la santé).

À partir des constats qui se dégagent de l'étude, l'équipe de recherche a identifié plus de 50 pistes d'action à suivre pour favoriser la réussite scolaire de ces jeunes. Ces actions touchent notamment à la sensibilisation du personnel scolaire et à la disponibilité de ressources informationnelles.

Par exemple, les chercheurs proposent que tous les membres du personnel d'une école soient informés adéquatement au sujet du cancer et de ses conséquences possibles, et des comportements à adopter face aux élèves malades. En parallèle, ils suggèrent d'offrir les services d'une personne-ressource (un orthopédagogue, un psychologue ou un travailleur social) qui connaît bien les maladies infantiles graves et qui pourrait répondre aux questions des enseignants.

En conclusion, l'équipe de recherche propose d'accentuer la communication, l'échange d'informations et la concertation entre les parents, la direction de l'école, les intervenants scolaires et les professionnels de la santé concernés.